France → Cyprus · 2026
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8 sections sur les règles là où vous êtes aujourd'hui — l'exit tax, quand la résidence fiscale prend réellement fin, ce qui vous suit ensuite, et le déménagement mois par mois. Chaque chiffre est sourcé.
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In this guide8 sections
Trois faits commandent l'arithmétique France-Chypre en 2026, et la plupart des pages se trompent sur les trois : la flat tax est à 31,4 % et non à 30 %, un plancher d'imposition de 20 % la surplombe désormais, et la convention en vigueur reste celle de 1981. Corrigez ces trois points et la décision change de forme.
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Partie 1 : ce que coûte le départ
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Pourquoi la flat tax française est-elle à 31,4 % en 2026 et non à 30 % ?
Parce qu'une seule de ses deux jambes est restée immobile. Le volet impôt sur le revenu du prélèvement forfaitaire unique n'a pas bougé ; le volet social, lui, a augmenté au 1er janvier 2026, et le chiffre rond que tout le monde répète est parti avec lui.
Le PFU a toujours été deux impositions présentées comme une seule. L'impôt sur le revenu prélève 12,8 % pour l'ensemble des produits versés à compter de 2018. Les prélèvements sociaux prennent le reste, et c'est là que tout se joue : la même page indique qu'à compter du 1er janvier 2026 le taux des prélèvements sociaux passe à 18,6 %, contre 17,2 % sur les produits versés en 2025. Service Public en détaille la composition : CSG à 10,6 %, CRDS à 0,5 % et prélèvement de solidarité à 7,5 %. Additionnez les deux jambes et vous obtenez, pour 2026, 12,8 % plus 18,6 %, soit 31,4 % au total.
| Composante du PFU | 2025 | 2026 |
|---|---|---|
| Impôt sur le revenu | 12,8 % | 12,8 % |
| Prélèvements sociaux | 17,2 % | 18,6 % |
| Total sur un dividende | 30,0 % | 31,4 % |
Deux précisions en marge de ce tableau méritent d'être connues. D'abord, l'abattement de 40 % qui rend le barème progressif intéressant pour certains actionnaires n'est pas applicable si vous optez pour le PFU : vous choisissez un régime ou l'autre, et les prélèvements sociaux sont dus dans les deux cas. Ensuite, l'option globale pour le barème était jusqu'ici irrévocable pour l'année ; impots.gouv.fr précise qu'à compter de 2026 le caractère irrévocable de cette option a été supprimé. C'est un vrai assouplissement, et c'est précisément le genre de détail qu'une page cherchant seulement à noircir la France passerait sous silence.
Les plus-values de cession de valeurs mobilières suivent la même mécanique, au même taux et sous la même option globale. Les abattements proportionnels pour durée de détention ne subsistent que sous le barème, et seulement pour les titres acquis avant le 1er janvier 2018 : la notice officielle de l'imprimé 2074-ETD énonce que, quelle que soit la modalité d'imposition, les plus-values latentes relatives aux titres acquis ou souscrits à compter du 1er janvier 2018 ne bénéficient d'aucun abattement proportionnel. Un fondateur qui a créé sa société en 2019 n'a donc rien à attendre du temps qui passe.
Qu'est-ce que la CDHR, et pourquoi annule-t-elle l'avantage du PFU ?
Parce qu'il s'agit d'un plancher, alors qu'une flat tax n'est jamais qu'un plafond. La contribution différentielle sur les hauts revenus ne relève aucun taux : elle complète votre imposition jusqu'à un minimum, et plus vous distribuez, plus elle reprend de l'avantage que le PFU était censé vous donner.
Le mécanisme figure à l'article 224 du CGI. Il joue dès lors que l'imposition cumulée à l'impôt sur le revenu et à la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus est inférieure à 20 % du revenu, au-delà de 250 000 € de revenu de référence pour une personne seule et de 500 000 € pour un couple imposé conjointement. Créée par l'article 10 de la loi de finances pour 2025 et applicable à compter de l'imposition des revenus de 2025, elle a été prorogée par l'article 2 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026, jusqu'à l'année au cours de laquelle le déficit public repassera sous 3 % du PIB.
En dessous se trouve la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus de l'article 223 sexies, souvent confondue avec la précédente alors qu'il s'agit d'un taux et non d'un plancher :
| Revenu fiscal de référence | Célibataire, veuf, séparé, divorcé | Marié ou pacsé, imposition commune |
|---|---|---|
| Jusqu'à 250 000 € | 0 % | 0 % |
| 250 001 – 500 000 € | 3 % | 0 % |
| 500 001 – 1 000 000 € | 4 % | 3 % |
| Au-delà de 1 000 000 € | 4 % | 4 % |
Ce barème est énoncé pour les revenus déclarés au titre de 2025 et de 2026. Lues ensemble, les deux contributions changent la perspective d'un dirigeant qui distribue sérieusement : le volet impôt sur le revenu à 12,8 % est très en dessous de 20 %, si bien qu'une grosse année de distribution est exactement le schéma qui déclenche le plancher, la CEHR venant ensuite s'ajouter au résultat. Toute comparaison qui s'arrête à « la France a une flat tax de 30 % » décrit un actionnaire qui ne se verse presque rien.
Il y a aussi une conséquence de trésorerie, et elle surprend beaucoup de dirigeants la première année. La CDHR ne se règle pas discrètement avec la déclaration : un acompte de 95 % de la contribution estimée est dû dans la première quinzaine de décembre, sur votre propre estimation, l'année même où le revenu est perçu.
Quelle convention fiscale France-Chypre est réellement en vigueur ?
Celle de 1981. Cela ressemble à une querelle de dates et n'en est pas une : les deux textes répartissent différemment le droit d'imposer les plus-values de cession de titres, et un montage bâti sur le mauvais texte repose sur un droit qui n'existe pas encore.
L'instrument applicable aujourd'hui est la convention signée à Nicosie le 18 décembre 1981, approuvée par la loi n° 82-1093 du 23 décembre 1982 et entrée en vigueur le 1er avril 1983. Le BOFiP retient la même chronologie dans son commentaire de la convention, et la page Chypre d'impots.gouv.fr ne recense que la convention de 1981 et sa version consolidée par la convention multilatérale.
Un texte de remplacement a été signé le 11 décembre 2023. L'étude d'impact présentée au conseil des ministres du 28 janvier 2026 indique que la nouvelle convention se substituera à la convention fiscale franco-chypriote actuellement en vigueur, signée à Nicosie le 18 décembre 1981, et relève que Chypre avait notifié l'achèvement de ses procédures internes le 29 décembre 2023 quand la France ne l'avait pas fait. Nous n'affirmerons pas ce qui s'est passé depuis la publication de ce document : c'est exactement le type d'information à durée de vie courte qu'il faut vérifier plutôt que recopier. Consultez vous-même la page Chypre avant de vous appuyer sur l'un ou l'autre texte.
Cet article compte à cause de ce que ferait, sans lui, le droit interne. Aux termes de l'article 244 bis B, la France impose le non-résident sur les gains de cession de titres d'une société française soumise à l'IS lorsque le cédant, avec son conjoint, ses ascendants et ses descendants, a détenu plus de 25 % des bénéfices sociaux à un moment quelconque au cours des cinq dernières années, au taux de 12,8 % pour les personnes physiques. Mais le BOFiP applique cette règle sous réserve, le cas échéant, des conventions fiscales internationales applicables. L'article 14(4) est cette convention applicable : pour un ancien dirigeant français réellement résident de Chypre, le gain sur ses titres français revient à Chypre.
Sur les dividendes, le texte de 1981 plafonne la retenue à la source à 10 % lorsque le bénéficiaire effectif est une société détenant au moins 10 % du capital de la société distributrice, et à 15 % dans les autres cas ; son article 4(3) tranche la double résidence des sociétés en faveur du siège de direction effective. Pour éliminer la double imposition, la convention de 1981 retient côté français la méthode de l'exemption ; l'étude d'impact souligne que la convention de 2023 bascule vers l'imputation et que le passage d'une méthode à l'autre n'est pas neutre.
La France applique-t-elle une exit tax en cas de départ vers Chypre ?
Oui — et elle est nettement moins redoutable que sa réputation, à condition de partir vers un État de l'Union et de conserver ses titres. Chypre est un État membre. Le piège n'est pas le départ : c'est la cession trop rapide qui suit, ce qui est l'inverse de ce que la plupart des gens redoutent.
L'imposition figure à l'article 167 bis du CGI, dans sa version en vigueur depuis le 1er janvier 2024. Deux conditions doivent être réunies. Vous devez avoir été fiscalement domicilié en France pendant au moins six des dix années précédant le transfert, et vos participations doivent, à la date du transfert, excéder 800 000 € ou représenter au moins 50 % des bénéfices sociaux d'une société. Ce sont des conditions alternatives et non cumulatives, et c'est la seconde qui attrape les fondateurs : le majoritaire d'une société modeste est dans le champ bien en dessous de 800 000 €.
L'impôt lui-même est établi au taux forfaitaire de 12,8 % de l'article 200 A, avec une option globale et expresse pour le barème, auquel s'ajoutent les prélèvements sociaux. Sur ce dernier point, nous préférons la prudence à l'assurance. La seule notice officielle que nous ayons lue est la notice 2074-ETD, qui retient 17,2 % et vise les transferts réalisés en 2024. Nous n'avons trouvé aucune page officielle confirmant un taux pour un départ en 2026 : nous n'en publierons donc pas. Retenez la formule exacte — 12,8 % d'impôt sur le revenu, plus les prélèvements sociaux au taux en vigueur pour votre année de départ — et faites confirmer ce taux pour l'année où vous partirez réellement.
Viennent ensuite les deux caractéristiques qui rendent Chypre praticable. Le sursis est automatique : le IV de l'article 167 bis prévoit qu'il est sursis au paiement de l'impôt lorsque le contribuable transfère son domicile fiscal hors de France dans un État membre de l'Union européenne, sans garantie ni représentant fiscal — pour une destination hors Union, le sursis devient facultatif et des garanties à hauteur de 12,8 % des plus-values sont exigées. Et l'impôt ne fait pas qu'attendre : il s'éteint.
| Valeur des titres dans le champ à la date du transfert | Délai au terme duquel l'impôt est dégrevé d'office |
|---|---|
| Inférieure à 2 570 000 € | 2 ans |
| Supérieure à 2 570 000 € | 5 ans |
impots.gouv.fr l'exprime dans les mêmes termes : 2 ans pour les contribuables dont la valeur des titres dans le champ de l'exit tax est inférieure à 2 570 000 euros, 5 ans pour ceux dont la valeur est supérieure, l'impôt étant alors dégrevé d'office si les titres figurent toujours dans le patrimoine du contribuable. Le dégrèvement suit également le retour en France, la donation des titres et le décès du contribuable.
Les articles 209 B et 123 bis visent-ils une société chypriote ?
Ce sont deux règles distinctes visant deux contribuables distincts, et les confondre est l'erreur la plus fréquente des articles francophones sur Chypre. L'une vise les sociétés, l'autre les personnes physiques. Seule la seconde est susceptible de vous concerner, et seulement tant que vous êtes en France.
L'article 209 B vise les sociétés. Il s'applique à une personne morale établie en France passible de l'impôt sur les sociétés qui détient plus de 50 % d'une entité étrangère soumise à un régime fiscal privilégié — seuil ramené à 5 % lorsque plus de la moitié est détenue par des entreprises françaises agissant de concert. Un dirigeant qui détient personnellement les parts de sa société chypriote n'est pas une personne morale française : l'article 209 B n'a rien à saisir. Une holding française détenant l'entité chypriote est une tout autre conversation. Le texte comporte par ailleurs une clause de sauvegarde européenne : il ne s'applique pas lorsque l'entité est établie dans un État membre et que la détention ne peut être regardée comme constitutive d'un montage artificiel destiné à contourner la législation fiscale française.
L'article 123 bis vise les personnes physiques. Il s'applique à la personne physique domiciliée en France détenant, directement ou indirectement, au moins 10 % des actions, parts, droits financiers ou droits de vote d'une entité juridique établie hors de France soumise à un régime privilégié, et répute les bénéfices de cette entité constituer un revenu de capitaux mobiliers de l'intéressé, distribués ou non. Regardez le sujet de la phrase : une fois votre domicile fiscal français réellement rompu, l'article 123 bis n'a plus personne à imposer.
Le test du régime privilégié est commun aux deux articles, et il relève de l'arithmétique plutôt que d'une liste. Un régime est privilégié lorsque l'impôt étranger est inférieur de 40 % ou plus à celui qui aurait été supporté en France. Face à un IS français de 25 %, la ligne se situe à 15 %. Le taux chypriote est en dessous : la définition est donc remplie, ce qui rend la clause de sauvegarde plus importante que le seuil lui-même.
Deux précisions, parce qu'on raconte systématiquement l'inverse aux dirigeants français :
- Le revenu minimum notionnel ne s'applique pas à Chypre. L'article 123 bis prévoit un plancher calculé sur l'actif net, mais le texte l'introduit uniquement pour le cas où l'entité juridique est établie ou constituée dans un État ou territoire n'ayant pas conclu de convention d'assistance administrative avec la France, ou qui est non coopératif. Chypre n'est ni l'un ni l'autre. Tout article affirmant qu'une détention chypriote déclenche un revenu minimum réputé a lu le paragraphe sans sa phrase d'introduction.
- La clause de sauvegarde européenne est réelle. Le 4 bis écarte l'imposition lorsque l'entité est établie dans un État membre de l'Union et que la détention ne peut être regardée comme constitutive d'un montage artificiel dont le but serait de contourner la législation fiscale française. Hors de ce périmètre, la charge de la preuve devient bien plus lourde pour le contribuable, qui doit démontrer que le montage a principalement un objet et un effet autres que de localiser des bénéfices dans un territoire à fiscalité privilégiée.
Le résumé utile tient donc en deux phrases. Si vous restez en France et détenez une société chypriote, l'article 123 bis est une question vivante à laquelle la substance répond. Si vous partez correctement, ce n'est plus votre règle du tout — ce qui subsiste est l'objet de la section suivante.
L'administration peut-elle imposer votre société chypriote en France ?
Oui, et c'est cela — et non l'exit tax ni les articles 209 B et 123 bis — qui tourne mal en pratique pour les fondateurs français installés à Chypre. Une société chypriote réellement dirigée depuis la France est exposée sur trois fondements indépendants, dont aucun ne s'intéresse à ce que le registre de Nicosie a dans ses dossiers.
La territorialité. L'article 209, I impose les bénéfices réalisés dans les entreprises exploitées en France. Le BOFiP explique que l'exercice habituel d'une activité peut résulter d'un établissement autonome, d'un cycle commercial complet réalisé en France, ou d'aucun établissement du tout : une entreprise dont le siège est hors de France qui réalise des opérations en France par l'intermédiaire de représentants n'ayant pas de personnalité professionnelle indépendante est réputée exercer directement. Une société chypriote qui vend en France par l'entremise de quelqu'un qui n'est pas véritablement indépendant est le cas d'école.
Le lieu d'imposition. L'impôt sur les sociétés est établi au lieu du principal établissement de la personne morale, mais l'administration peut retenir comme lieu d'imposition celui où est assurée la direction effective de la société. C'est un pouvoir de regarder au-delà de l'adresse.
La convention. L'article 4(3) du texte de 1981 tranche la double résidence d'une personne autre qu'une personne physique en faveur de l'État où se trouve son siège de direction effective. Les trois tests pointent la même question, et ce n'est pas une question de formulaires.
Ce qui vous protège est ordinaire et peu spectaculaire : des dirigeants qui résident réellement à Chypre, des conseils tenus et procès-verbalisés sur place, les décisions et les dépenses significatives arrêtées là-bas, des locaux réels, des personnes réelles, et des archives qui racontent la même histoire que vous. Notre guide sur les administrateurs nominees à Chypre dit franchement où un nominee aide et où il n'aide pas : un administrateur qui signe ce qu'on lui envoie par courriel n'est pas de la substance, c'est une pièce à charge.
Quand la résidence fiscale française prend-elle réellement fin ?
Quand aucun des quatre critères de l'article 4 B n'est plus rempli — et ce qui piège les gens, c'est qu'un seul d'entre eux suffit. Un billet d'avion, un bail à Limassol et un Yellow Slip ne règlent rien par eux-mêmes si un critère français demeure satisfait.
L'article 4 B, dans sa version en vigueur depuis le 16 février 2025, considère comme domiciliées en France les personnes qui y ont leur foyer ou le lieu de leur séjour principal ; celles qui exercent en France une activité professionnelle, salariée ou non, à moins qu'elles ne justifient que cette activité y est exercée à titre accessoire ; et celles qui ont en France le centre de leurs intérêts économiques. Le texte répute en outre les dirigeants de sociétés dont le siège est en France et dont le chiffre d'affaires annuel dépasse 250 millions d'euros y exercer leur activité à titre principal — sans portée à l'échelle d'un fondateur, mais mieux vaut savoir que la disposition existe que la découvrir citée.
Les deux critères qui piègent réellement sont le premier et le dernier. Le foyer est le lieu de vie habituel de la famille : un conjoint et des enfants restés à Lyon peuvent vous maintenir domicilié en France pendant que vous vivez à Limassol. Et le centre des intérêts économiques est exactement la situation d'un dirigeant dont les revenus proviennent encore massivement d'une société française. L'article 4 B se termine par la réserve décisive : la personne qui remplit l'un de ces critères n'est pas pour autant considérée comme domiciliée en France lorsqu'une convention de double imposition ne la regarde pas comme résidente de France. Le critère conventionnel se superpose donc aux critères internes — foyer d'habitation permanent, puis centre des intérêts vitaux, puis séjour habituel, puis nationalité.
La marche à suivre est documentée et courte :
- Prévenez votre centre des finances publiques. Déclarez la nouvelle adresse à l'étranger dans votre espace particulier — et créez cet espace particulier avant de partir et conservez un compte bancaire dans la zone SEPA pour payer vos impôts. Les deux sont simples à l'avance et pénibles après coup.
- Informez également employeur et caisses de retraite, la fiscalité de ce qu'ils vous versent changeant au départ.
- L'année suivant le départ, déposez deux déclarations au titre de l'année de départ : le formulaire 2042 pour les revenus du 1er janvier à la date de départ, et le formulaire 2042-NR pour les revenus de source française de la date de départ au 31 décembre.
- Une fois cette déclaration traitée, s'il subsiste des revenus de source française imposables, votre dossier est transféré automatiquement au service des impôts des particuliers non-résidents. S'il n'en subsiste aucun, indiquez-le expressément dans la partie libre de la déclaration plutôt que de le laisser deviner.
- Ajoutez les imprimés de l'exit tax si vous êtes dans le champ de l'article 167 bis.
Un chiffre à garder à l'esprit si vous conservez des revenus de source française : le taux minimum d'imposition des non-résidents est de 20 % jusqu'à 29 579 € et de 30 % au-delà, sous réserve du mécanisme du taux moyen lorsqu'il vous est plus favorable.
L'IFI atteint-il les titres de votre société ?
Non — et c'est la correction la plus utile à faire à voix haute, tant on raconte l'inverse aux dirigeants. En remplaçant l'ISF par l'IFI, la France a cessé d'imposer le patrimoine en général pour n'imposer que l'immobilier. Les titres comme tels, la trésorerie, les portefeuilles et le fonds de commerce sont hors assiette.
L'IFI est dû lorsque la valeur nette du patrimoine immobilier taxable excède 1 300 000 € au 1er janvier 2026, et il est ensuite calculé à partir de 800 000 € selon le barème suivant :
| Patrimoine immobilier net taxable | Taux |
|---|---|
| Jusqu'à 800 000 € | 0 % |
| 800 001 – 1 300 000 € | 0,50 % |
| 1 300 001 – 2 570 000 € | 0,70 % |
| 2 570 001 – 5 000 000 € | 1 % |
| 5 000 001 – 10 000 000 € | 1,25 % |
| Au-delà de 10 000 000 € | 1,50 % |
Les patrimoines compris entre 1 300 000 € et 1 400 000 € bénéficient d'une décote de 17 500 € diminués de 1,25 % de la valeur nette taxable du patrimoine, ce qui adoucit la marche à l'entrée du barème.
S'agissant des titres, trois limites font l'essentiel du travail. Les titres ne sont taxables qu'à concurrence de la valeur des actifs immobiliers détenus par la société, jamais à leur valeur d'entreprise. L'immobilier détenu indirectement n'est pas retenu lorsque le redevable détient moins de 10 % du capital de la société qui le possède. Et l'immobilier affecté à l'activité opérationnelle de la société est exclu de l'assiette. Pour un éditeur de logiciels dont la société ne possède aucun immeuble, l'IFI n'est tout simplement pas un fait de sa vie.
Cela coupe dans les deux sens, et nous préférons le dire plutôt que vous vendre autre chose. « Échapper à l'impôt sur la fortune » n'est pas une raison de partir pour la plupart des fondateurs, faute d'impôt sur la fortune à fuir. Ce que le départ change, c'est le périmètre : pour un non-résident, l'IFI ne porte que sur les biens et droits immobiliers possédés en France. Un appartement parisien y reste après votre départ ; ce que vous achèterez à Chypre n'y entrera jamais. Chypre, de son côté, ne lève aucun impôt sur la fortune.
Que deviennent les droits de succession français ?
C'est le facteur de départ qui survit à la correction sur l'IFI, et il est réel pour un dirigeant dont le patrimoine est concentré dans une seule société — avec une réserve importante que nous plaçons avant les chiffres plutôt qu'après.
En ligne directe, chaque parent peut transmettre 100 000 € à chaque enfant en franchise de droits, le solde taxable suivant ensuite un barème progressif :
| Part taxable après abattement, ligne directe | Taux |
|---|---|
| Jusqu'à 8 072 € | 5 % |
| 8 073 – 12 109 € | 10 % |
| 12 110 – 15 932 € | 15 % |
| 15 933 – 552 324 € | 20 % |
| 552 325 – 902 838 € | 30 % |
| 902 839 – 1 805 677 € | 40 % |
| Au-delà de 1 805 677 € | 45 % |
Hors ligne directe, les taux sont plus lourds encore : 35 % puis 45 % entre frère et sœur, et 60 % pour un bénéficiaire sans lien de parenté.
La réserve, énoncée clairement : ces taux s'entendent avant tout dispositif d'allègement propre à la transmission d'entreprise. Le droit français comporte un régime spécifique de transmission des titres de société — le pacte Dutreil, à l'article 787 B du CGI — susceptible de réduire fortement la valeur taxable des titres transmis lorsque ses conditions sont réunies. Nous ne l'avons pas étudié pour ce guide et nous ne résumerons pas un régime que nous n'avons pas lu : considérez donc le tableau ci-dessus comme la situation sans lui, et demandez à un notaire ou à un avocat fiscaliste ce qu'un pacte Dutreil ferait de vos propres chiffres avant de voir dans la succession une raison de partir. Une page qui cite 45 % et s'arrête là vous laisse une impression fausse, et nous préférons perdre l'accroche que faire cela.
Chypre ne lève aucun droit de succession. C'est une différence simple, et l'une des raisons pour lesquelles des dirigeants avec des enfants et un actif unique concentré regardent vers l'île — mais ce que la France conserve sur une succession française relève d'un conseil français, pas de nous.

Que deviennent votre protection sociale et votre retraite ?
La coordination européenne règle l'essentiel, et l'un des effets est un gain réel et sourcé. Mais c'est aussi la section où nous avons le moins à offrir, et nous préférons le dire plutôt que la remplir de chiffres.
Côté santé, Service Public est sans ambiguïté : le Français qui s'installe et travaille dans un État de l'Union, de l'EEE ou en Suisse n'est plus assuré au régime français et relève désormais du système du pays d'accueil, auquel il cotise. Avant de partir, demandez à votre caisse le formulaire E104, qui atteste des périodes d'assurance accomplies en France afin que l'institution chypriote puisse les prendre en compte. L'affiliation volontaire à la Caisse des Français de l'étranger existe, mais Service Public rappelle qu'elle vise principalement les pays sans convention de sécurité sociale avec la France : à l'intérieur de l'Union, les règles de coordination s'appliquent automatiquement.
Côté retraite, la coordination préserve ce qui est déjà acquis : les périodes d'activité accomplies dans un État membre de l'Union européenne sont prises en compte comme si elles avaient été accomplies en France. Les cotisations de vos années chypriotes alimentent le système chypriote ; les trimestres français déjà acquis ne sont pas perdus. La même page met en garde contre l'idée que les périodes s'additionnent simplement : le calcul retient la méthode la plus favorable plutôt que la somme des périodes UE, EEE, suisses et britanniques.
Là où nous n'avons rien à offrir : l'URSSAF. Toutes nos tentatives de lecture des pages de l'URSSAF pour ce guide ont échoué. Nous ne publions donc aucun taux de cotisation, aucune mécanique de détachement ou de formulaire A1, aucune procédure de radiation pour un travailleur indépendant quittant la France. La logique générale est que la coordination européenne rattache un actif au régime d'un seul État membre à la fois, et que celui qui transfère durablement son activité à Chypre se radie en France — mais les modalités relèvent de l'URSSAF et d'un conseil français, et c'est là qu'il faut aller les chercher.
Ce qui est sourcé, et vaut de l'argent. Une fois que vous n'êtes plus résident fiscal de France, impots.gouv.fr indique que les revenus de capitaux mobiliers ne sont pas soumis aux prélèvements sociaux si vous n'êtes pas fiscalement résident de France. Les 18,6 % disparaissent purement et simplement de vos dividendes — un montant supérieur, en pratique, à l'essentiel de la discussion sur l'exit tax sous laquelle il est enseveli. Les revenus et plus-values immobiliers de source française y restent soumis, mais la situation s'y est également améliorée : depuis le 1er janvier 2019, les personnes affiliées à un régime obligatoire de sécurité sociale autre que français au sein d'un pays de l'EEE ou de la Suisse sont exonérées de CSG et de CRDS, seul le prélèvement de solidarité de 7,5 % restant dû. Le dirigeant qui s'installe à Chypre, s'affilie au régime chypriote et conserve un appartement loué à Bordeaux voit les prélèvements sociaux sur ce loyer passer de 18,6 % à 7,5 %.
Que devient votre SAS ou votre SARL ?
Trois voies, aux conséquences fiscales réellement différentes. La plupart des articles en traitent une seule et laissent croire qu'il n'y en a pas d'autre.
Elle reste française et vous partez. La société continue de payer l'IS sur ses bénéfices, et les dividendes qu'elle vous verse changent complètement de nature. Une retenue à la source s'applique au titre de l'article 119 bis, 2 du CGI au taux de 12,80 %, taux en vigueur au 1er janvier 2026, sous réserve de dispositions plus favorables prévues par les conventions fiscales internationales, et le BOFiP confirme ce même taux pour les personnes physiques — le taux punitif de 75 % étant réservé aux distributions vers des États non coopératifs, ce que Chypre n'est pas. Ajoutez-y le point de la section précédente, à savoir que les revenus de capitaux mobiliers ne supportent aucun prélèvement social pour un non-résident, et le dividende qui vous coûtait 31,4 % lorsque vous viviez à Paris en coûte 12,8 % à la source lorsque ce n'est plus le cas, avant traitement chypriote. C'est le chiffre sourcé le plus important de ce guide, et il appartient à ceux qui conservent la société française, pas à ceux qui la démontent.
Le siège ou un établissement part à Chypre avec les actifs. Il s'agit d'une exit tax au niveau de la société, entièrement distincte de la vôtre, et c'est là que les discours sur la « redomiciliation » deviennent silencieux. Le BOFiP explique que le transfert du siège ou d'un établissement avec des éléments d'actif immobilisé vers un autre État membre de l'Union ou de l'EEE n'emporte pas automatiquement cessation d'entreprise lorsque l'activité se poursuit en France — mais lorsque les actifs transférés sont la totalité de l'actif, la société sort du champ de l'IS français et l'impôt sur les sociétés est calculé à raison des plus-values latentes constatées sur les éléments d'actif transférés au titre de l'article 221, 2, auxquelles s'ajoutent les plus-values antérieurement en report ou en sursis. Pour une société dont la valeur réside dans son logiciel, cette valorisation est le coût entier du déménagement.
Vous créez une société chypriote à côté. Rien ne se cristallise au niveau de la société française, ce qui explique que ce soit la configuration la plus fréquente — et c'est précisément celle qui met sur la table la direction effective et l'établissement stable, ainsi que l'article 123 bis tant que vous êtes encore résident. Tout se joue sur la substance.
Une limite honnête : nous n'avons trouvé aucune page officielle exposant les formalités de droit des sociétés propres au transfert du siège d'une SAS ou d'une SARL hors de France, distinctes du traitement fiscal ci-dessus. Les pages de Service Public que nous avons consultées traitent des transferts à l'intérieur de la France. Demandez à un avocat ce qu'exige la mécanique sociétaire avant de supposer que la fiscalité est le seul obstacle. Notre guide sur l'immatriculation d'une société à Chypre couvre le versant chypriote de la séquence, et le coût d'une création chypriote en couvre le budget.
Que paie réellement un dirigeant français aujourd'hui ?
Davantage que ce que suggère la flat tax, et l'arithmétique mérite d'être faite une fois plutôt que discutée sans fin. Le taux normal de l'IS est de 25 %, avec un taux réduit de 15 % sur les bénéfices jusqu'à 42 500 €, réservé aux sociétés dont le chiffre d'affaires hors taxes est inférieur ou égal à 10 000 000 € et dont le capital est entièrement libéré et détenu pour au moins 75 % par des personnes physiques. Sachez que le critère de chiffre d'affaires s'apprécie différemment pour une société appartenant à un groupe, ce qui peut priver une petite filiale du taux réduit : nous n'avons pas lu le détail de cette règle, vérifiez-la si un groupe vous concerne.
Prenez 100 € de bénéfice, distribuez la totalité et appliquez les taux 2026. Il s'agit de notre propre calcul à partir des taux sourcés ci-dessus, et non d'un chiffre publié :
| Étape | IS à taux normal | IS à taux réduit |
|---|---|---|
| Bénéfice | 100,00 € | 100,00 € |
| Impôt sur les sociétés | −25,00 € | −15,00 € |
| Distribuable | 75,00 € | 85,00 € |
| PFU à 31,4 % | −23,55 € | −26,69 € |
| Net pour le dirigeant | 51,45 € | 58,31 € |
| Charge effective totale | 48,55 % | 41,69 % |
Et ce n'est pas le haut du barème. La CEHR ajoute 3 % ou 4 % au-delà de 250 000 € de revenu de référence, puis la CDHR tire l'ensemble jusqu'à un minimum de 20 % de ce même revenu — reprenant exactement l'avantage que le PFU était censé accorder. Pour un dirigeant qui distribue sérieusement, la réponse honnête à « combien prend la France » est : bien plus de la moitié du bénéfice avant impôt.
La France est-elle vraiment hostile aux entrepreneurs ? Une réponse honnête
Non, et une page qui prétendrait le contraire ne résisterait pas à la lecture d'un dirigeant français qui a réellement utilisé le système. Trois choses sont vraies en même temps que tout ce qui précède.
Le PFU a lui-même été une libéralisation majeure. Avant 2018, les dividendes suivaient le barème progressif au taux marginal, prélèvements sociaux compris. Instaurer une jambe d'impôt sur le revenu forfaitaire à 12,8 % a été une réduction délibérée et importante de l'imposition du capital, et elle a survécu à tous les budgets depuis — le changement de 2026 a porté sur le volet social, pas sur les 12,8 %.
Le soutien à la recherche est réellement généreux. Le crédit d'impôt recherche s'élève à 30 % des dépenses de recherche inférieures ou égales à 100 millions d'euros et 5 % au-delà, avec un taux majoré outre-mer, et le crédit d'impôt innovation y ajoute 20 % des dépenses éligibles retenues dans la limite de 400 000 € par an, prorogé jusqu'au 31 décembre 2027, avec des taux renforcés en Corse et outre-mer. Pour une société deep tech qui brûle sa trésorerie en ingénieurs, c'est de l'argent réel, et Chypre n'a pas d'équivalent.
Le régime de la jeune entreprise innovante existe toujours, mais il a été resserré, en particulier dans son volet impôt sur le revenu pour les sociétés nouvellement créées. Nous n'avons pas vérifié ses conditions actuelles sur une page officielle pour ce guide : nous n'avancerons donc aucun chiffre. Si le statut JEI fait partie de votre dossier, faites confirmer son état présent avant de le mettre dans la balance.
Le cadrage juste n'est donc pas « la France c'est mal, Chypre c'est bien ». C'est que la France est un bon endroit pour construire une société à forte intensité de recherche et un endroit coûteux pour en extraire le profit. Savoir où votre société se situe sur cette ligne est la vraie question, et elle vaut mieux que n'importe quel tableau de taux.
Partie 2 : ce que Chypre vous apporte
La moitié simple — et celle que nous construisons de bout en bout.
À quoi ressemble le côté chypriote pour un dirigeant français ?
Plus plat, et beaucoup plus court à décrire. Une société de capitaux chypriote paie 15 % à compter de l'exercice fiscal 2026 sur son bénéfice imposable — un taux unique, sans tranche ni seuil, identique sur 50 000 € et sur 5 millions, et sans strate locale par-dessus. La propriété intellectuelle éligible peut ramener le taux effectif sur ces revenus à 3 % à compter de l'exercice fiscal 2026 au titre du régime IP Box.
L'écart se creuse au moment de sortir l'argent. Un résident fiscal chypriote non domicilié à Chypre — le statut non-dom auquel presque tout dirigeant qui s'installe a droit — ne paie aucune Special Defence Contribution sur les dividendes pendant 17 ans, et les dividendes se situent hors du champ de l'impôt chypriote sur le revenu. Un actionnaire domicilié, lui, paie 5 % sur les dividendes issus des bénéfices 2026. Il reste au non-dom la contribution GeSY, au taux de 2,65 % sur les revenus jusqu'à 180 000 € par an — soit un plafond de 4 770 €, quel que soit le montant distribué. Le salaire, si vous vous en versez un, suit le barème personnel, qui va de 0 % jusqu'à 22 000 € et monte à 35 % au-delà de 72 000 €.
Côté exploitation, l'immatriculation à la TVA est obligatoire au-delà de 15 600 € de chiffre d'affaires taxable, et le taux normal est de 19 %. Il n'existe ni impôt sur la fortune ni droits de succession. L'ensemble du tableau est exposé dans les avantages fiscaux chypriotes pour les étrangers, et ce que la réforme 2026 a changé recense les taux qui ont bougé.
Comment devenir résident fiscal chypriote — et le Yellow Slip vous concerne-t-il ?
Le plus souvent par la règle des 60 jours, et oui, le Yellow Slip vous est ouvert. En tant que citoyen français vous êtes citoyen de l'Union, ce qui rend le volet séjour de ce déménagement nettement plus simple qu'il ne l'est pour les fondateurs venus de l'extérieur de l'Union.
La voie connue vers la résidence fiscale chypriote est le séjour de plus de 183 jours sur l'île. L'alternative demande beaucoup moins de jours et davantage d'engagement sur place, et elle s'est assouplie en 2026 lorsque l'ancienne cinquième condition a été supprimée de la règle des 60 jours. Quatre conditions subsistent : au moins 60 jours à Chypre ; pas plus de 183 jours dans un même autre État ; une activité, un emploi ou un mandat auprès d'une personne résidente fiscale de Chypre, exercé toute l'année ; et un logement permanent à Chypre, détenu ou loué. La condition disparue était celle de n'être résident fiscal d'aucun autre État, la plus délicate pour qui garde une attache française — les prétentions concurrentes se résolvent désormais par la convention plutôt que par une exclusion pure et simple.
Pour un dirigeant français, cela compte doublement. Un mandat social dans votre propre société chypriote peut constituer le « mandat » exigé par la troisième condition : création de la société et installation ne forment donc qu'un seul projet. Et ce même mandat, s'il est réellement exercé, alimente la substance que l'article 218 A du CGI et l'article 4(3) de la convention testeront depuis l'autre rive. Le Yellow Slip est le certificat d'enregistrement qui formalise votre séjour à Chypre au titre de la libre circulation : c'est un enregistrement de résidence et non un statut fiscal, et confondre les deux est la méprise que nous voyons le plus souvent. Notre guide explique la différence, et Sumly se charge de la demande. La résidence fiscale et le statut non-dom constituent l'étape distincte, à 750 € par personne, et le guide de la règle des 60 jours détaille le décompte des jours.
Une marque e-commerce française peut-elle passer par Chypre ?
Oui, et l'argument honnête, pour un vendeur français, est opérationnel plutôt qu'une question d'accès au marché : vous êtes dans le marché unique dans les deux cas, et nous n'allons pas inventer une frontière là où il n'y en a pas. Ce qui change, c'est le lieu d'imposition du bénéfice et la part de la conformité qui se fait toute seule.
Une société chypriote dispose d'un numéro de TVA intracommunautaire que vos clients peuvent vérifier dans VIES, exonère les ventes B2B intracommunautaires dans les conditions habituelles et utilise le guichet unique pour les ventes aux consommateurs de toute l'Union. Vos clients à Lille ou à Lyon ne voient strictement aucune différence.
C'est la comptabilité qui fait dérailler les boutiques, parce qu'un magasin produit des milliers de petites opérations dans plusieurs devises et chez plusieurs prestataires de paiement, avec un traitement TVA qui varie selon le type de client et le pays de destination. Les extensions Shopify et WooCommerce de Sumly déversent commandes, remboursements, commissions et versements directement dans les comptes avec le bon code de TVA chypriote déjà attaché : la déclaration se construit à partir des ventes elles-mêmes au lieu d'être reconstituée depuis un export CSV la semaine de l'échéance. La fonctionnalité TVA montre la déclaration se remplir au fil du mois plutôt qu'apparaître à la fin.
Pourquoi choisir Chypre plutôt qu'un autre paradis fiscal ?
Parce que c'est un endroit où l'on accepte de vivre dix ans, ce qui n'est pas vrai de la plupart des alternatives de la liste. La fiscalité fait regarder vers l'île ; elle ne fait presque jamais rester.
Chypre affiche l'un des taux de criminalité violente les plus faibles de l'Union européenne. C'est un pays anglophone dans tous les sens pratiques du terme — les affaires, la banque, les services professionnels et l'essentiel de l'administration s'y font en anglais, ce qui représente pour un Français une adaptation plus courte que le portugais ou le grec. Des gens du monde entier y vivent déjà : personne n'y arrive comme seul étranger dans la pièce. Les affaires et l'immobilier sont en plein essor. L'État reste accueillant envers ceux qui veulent entreprendre, sans envelopper l'ensemble dans la réglementation. Les courses — viande, fruits, légumes — coûtent sensiblement moins cher que dans une ville française. Et les plages : en hiver chypriote on peut encore aller à la plage, et les étés sont ce pour quoi des gens traversent le monde.
La liste française des motifs de départ, limitée à ce qui est documenté :
- Le bénéfice distribué coûte cher, et la trajectoire est visible. Les prélèvements sociaux sur les revenus du capital ont pris 1,4 point en une seule année, de 17,2 % à 18,6 %, et la charge composée sur un euro de bénéfice distribué atteint 48,55 % au taux normal selon le calcul ci-dessus.
- Le haut du barème est pire que l'affichage. La CEHR ajoute 3 % ou 4 %, et la CDHR impose un minimum de 20 % sur le revenu de référence au-delà de 250 000 € — un dispositif explicitement conçu pour reprendre ce qu'une flat tax donne.
- Le sillage déclaratif est réel et précis. Le dirigeant qui part dépose une 2042 et une 2042-NR au titre de l'année de départ ; s'il est dans le champ de l'exit tax, une 2074-ETD puis une 2074-ETS chaque année du sursis, ce dernier tombant si l'une manque ; et si le siège de la société bouge, des déclarations annuelles assorties d'une amende de 5 % en cas d'omission. Voilà une charge concrète et sourcée, ce qui vaut mieux que « la paperasse française ».
- Ce que nous ne prétendrons pas. Nous n'avons trouvé aucune quantification officielle de la charge administrative française globale, et nous n'en inventerons pas. Tout ce que vous lirez en heures ou en euros par an est l'estimation de quelqu'un, et nous préférons laisser un blanc que le combler.
Deux exemples chiffrés
Un cabinet de conseil qui distribue 200 000 € de bénéfice. En France, la société paie 50 000 € d'IS au taux normal, et les 150 000 € distribués supportent le PFU à 31,4 %, soit 47 100 € : il reste environ 102 900 €, une charge totale de 48,55 %. Via une société chypriote, la société paie 15 %, soit 30 000 €, et l'actionnaire non-dom qui distribue les 170 000 € restants ne supporte que la GeSY à 2,65 %, soit 4 505 €, et conserve environ 165 500 €. L'écart sur une seule année approche 62 600 €, et le simulateur en haut de cette page le capitalise, puisque l'économie annuelle est elle aussi investie et que Chypre n'impose pas ce rendement.
Un éditeur SaaS à 500 000 € de bénéfice avec de la PI éligible. En France, les deux étages donnent environ 125 000 € d'IS et 117 750 € de PFU sur les 375 000 € distribués, soit environ 257 250 € — avant CEHR et CDHR, qui se déclencheraient l'une et l'autre à ce niveau de revenu de référence et abaisseraient encore le résultat français. À Chypre, les revenus éligibles à l'IP Box sont imposés à un taux effectif de 3 %, soit 15 000 €, et le dirigeant non-dom qui distribue le reste ne rencontre que le plafond GeSY de 4 770 € : il conserve environ 480 200 €. Sans IP Box, la même société à 15 % laisse environ 420 200 €. C'est le profil où l'écart cesse d'être marginal — et c'est aussi celui où la valorisation au titre de l'article 167 bis est la plus lourde au départ, une société logicielle en forte croissance étant exactement ce qu'une valorisation par les résultats récompense.
Les deux exemples supposent une distribution intégrale, des taux affichés, et le fait que vous soyez réellement devenu résident fiscal chypriote et non-dom. Vos propres abattements, votre position au regard de la CEHR et de la CDHR, votre exposition à l'exit tax et votre calendrier déplacent tous le résultat — c'est à cela que sert un rendez-vous. Le simulateur d'économies travaille sur vos chiffres.
Partie 3 : comment se déroule le transfert
De la décision à la première facture de la société chypriote.
À quoi ressemble le départ, mois par mois ?
Les délais dépendent de votre situation : lisez ceci comme une forme, pas comme un calendrier.
- Avant de déposer quoi que ce soit — et c'est par là que nous commençons. Nous mettons un conseil français de notre réseau sur votre position au regard de l'article 167 bis : six des dix dernières années domicilié en France, et le seuil de 800 000 € ou les 50 % des bénéfices sociaux. Ensemble, nous arrêtons le sort de la SAS ou de la SARL. Vous créez votre espace particulier, et nous vérifions que vous disposez d'un compte en zone SEPA pour payer vos impôts ensuite.
- Mois 1. Nous créons la société chypriote — commande en ligne, comptabilité ouverte le jour même —, lançons la demande de Yellow Slip et vous aidons à réserver le logement permanent qu'exige la règle des 60 jours.
- Mois 1 à 3. Nous immatriculons à la TVA, et à la sécurité sociale, aux salariés et au registre des bénéficiaires effectifs le cas échéant, et nous mettons en place la banque et les paiements européens. Vous prenez le mandat social qui ancre à la fois la règle des 60 jours et la substance.
- Mois 2 à 4. Vous rompez les attaches que teste l'article 4 B — le foyer avant tout. Votre conseil déclare la nouvelle adresse à votre centre des finances publiques et demande le formulaire E104 à votre caisse avant votre départ.
- Mois 3 à 6. Vous déplacez la décision réelle à Chypre et nous la procès-verbalisons sur place. Nous séquençons avec votre conseil ce qui doit arriver à la société française, plutôt qu'autour de lui.
- Le printemps suivant. Votre conseil dépose la 2042 et la 2042-NR au titre de l'année de départ, ainsi que la 2074-ETD si vous êtes dans le champ de l'exit tax. Nous demandons le certificat de résidence fiscale chypriote et l'enregistrement non-dom.
- Chaque année ensuite. Votre conseil dépose la 2074-ETS tant que court le sursis, et vous conservez les titres jusqu'à la ligne des deux ans — cinq au-delà de 2,57 M€. Nous tenons les deux échéances au calendrier.
Quelles erreurs commettent réellement les dirigeants français ?
Les plus coûteuses sont rarement exotiques.
Laisser la famille en France en croyant le déménagement accompli, alors que le seul foyer maintient le domicile au titre de l'article 4 B. Continuer à tirer chaque euro de revenu de la société française et remplir le critère du centre des intérêts économiques sans s'en apercevoir. Lire un article affirmant que la flat tax est à 30 % et bâtir son budget dessus. Passer l'exit tax puis céder au vingtième mois, en jetant un dégrèvement qui était à quatorze mois. Oublier une déclaration de suivi 2074-ETS et mettre fin au sursis par inattention. Croire qu'une société chypriote déclenche un revenu minimum réputé au titre de l'article 123 bis, et payer un conseil sur un paragraphe qui ne s'applique pas à Chypre. Croire l'inverse pour l'IFI, et partir pour échapper à un impôt sur la fortune qui n'a jamais touché les titres. Opposer la convention de 2023 à un vérificateur quand celle de 1981 est en vigueur. Transférer le siège avec les actifs et rencontrer la charge de l'article 221, 2 sur le logiciel. Et, plus souvent que tout le reste, diriger la société chypriote depuis un bureau parisien pendant qu'un administrateur à Limassol signe ce qui lui arrive par courriel.
Presque toutes viennent du fait de traiter le départ comme un événement, alors qu'il s'agit d'un passage de relais entre deux systèmes fiscaux qui veulent chacun leur part en premier.
Partie 4 : qui fait le travail
Vous pouvez tout faire vous-même. Voici ce que cela coûte.
Le faire soi-même — ou le confier à Sumly
Les deux voies sont réelles, et le choix porte surtout sur la quantité d'administration que vous acceptez de porter dans un système juridique que vous n'avez jamais pratiqué. Le faire soi-même, c'est les formulaires et les frais du Registrar, un siège social que vous organisez, l'immatriculation à la TVA et au VIES, les acomptes deux fois par an, les états annuels et une comptabilité qui survit à un auditeur — en plus d'un déménagement entre deux pays que vous menez déjà. La voie Sumly tient en trois prix et pas un quatrième : la création à partir de 950 € une seule fois, le logiciel de comptabilité à partir de 39 € par mois, et votre propre comptable certifié Sumly à 390 € par mois, avec les comptes ouverts dès le jour zéro et chaque déclaration préparée case par case.
Le logiciel seul fait tourner la société, que vous soyez à Limassol ou encore à Paris : facturation, comptabilité en partie double assistée par IA qui saisit vos documents elle-même, flux bancaires en open banking en direct, déclarations de TVA, VIES, acomptes et résultat toutes préparées case par case, rapports en temps réel, boîte de réception documentaire avec sa propre adresse e-mail, capture mobile des justificatifs qui se comptabilisent seuls, facturation multidevise, rôles d'équipe et assistant IA — plus la paie à 15 € par salarié et par mois, le suivi IP Box à 50 € par mois, les Projets à 10 € par mois et les extensions e-commerce. Sumly prépare les déclarations et une personne les dépose : vous dans la formule « Le faire soi-même », votre comptable certifié Sumly dans la formule à 390 €.
| Le faire soi-même — 39 €/mois | Comptable certifié Sumly — 390 €/mois | |
|---|---|---|
| Comptabilité | L'IA saisit tout, vous relisez | Fait pour vous |
| TVA, VIES et déclarations fiscales | Préparées — vous déposez | Préparées et déposées pour vous |
| IP Box | Module de suivi (50 €/mois) | Suivi assuré pour vous ; la demande cadrée en rendez-vous |
| Audit | Commandé auprès des Partner Auditors dans le tableau de bord | Organisé et piloté pour vous |
| Paie | Option à 15 €/salarié/mois | Gérée pour vous |
| Extensions e-commerce | Vous connectez Shopify ou WooCommerce | Installées et rapprochées pour vous |
| Installation et banque | Guides, check-lists et formulaires de commande | Accompagnement de bout en bout, banque et paiements européens compris |
Sumly propose tout cela à tout le monde : une adresse virtuelle avec boîte postale, numérisation du courrier comprise et livrée dans le tableau de bord où que vous soyez ; un administrateur et un secrétaire nominees lorsque la structure l'exige réellement ; le Yellow Slip, auquel vous avez droit en tant que citoyen français ; la résidence fiscale et le non-dom à 750 € par personne ; et toutes les immatriculations prises en charge — TVA, sécurité sociale, salariés et bénéficiaires effectifs, déposées correctement du premier coup. L'audit passe par nos Partner Auditors, et nous aidons les fondateurs à mettre en place banque et paiements européens, sans jamais vous promettre la décision d'un établissement particulier.
Chacune de ces prestations est un extra, cadré selon votre dossier. Dites-nous en rendez-vous ce dont vous avez besoin et vous recevez une offre unique, en package, couvrant l'ensemble — la demande IP Box comprise lorsqu'elle a sa place, puisqu'il s'agit d'un travail d'expert complexe, exactement le genre de sujet qu'il faut examiner avec vous avant d'annoncer un prix. Pas de facturation horaire, pas de mauvaise surprise.
Sumly, un cabinet d'avocats et un cabinet comptable classique
| Cabinet d'avocats | Cabinet comptable classique | Sumly | |
|---|---|---|---|
| Prix | Devis d'abord, facturation horaire | Honoraires mensuels plus extras | Prix fixes, annoncés à l'avance |
| Garantie sur la création | Aucune | — | Approbation à 100 % ou remboursement |
| Périmètre | La création, puis au revoir | La comptabilité seulement | Création → comptes → déclarations → IP Box → audit → installation |
| Manière de travailler | E-mail et attente | Des dossiers de PDF une fois par mois | Tableau de bord en direct, comptes en temps réel, IA, application mobile |
| Visibilité sur l'avancement | Demander et espérer | Surprises en fin de trimestre | Statut d'immatriculation et de dépôt en direct |
| Rapidité | Un client parmi d'autres | Files d'attente de fin d'échéance | Automatisé et construit pour ce parcours |
Cabinet d'avocats ou Sumly — et que faire quand le dossier se complique
| Cabinet d'avocats | Sumly | |
|---|---|---|
| Prix | Taux horaires, devis d'abord, factures surprises | Prix fixes — création à partir de 950 €, logiciel à partir de 39 €/mois |
| Rapidité | Des semaines d'allers-retours par e-mail | Commande en ligne en dix minutes, statut en direct pendant le travail du Registrar |
| Après la création | Le certificat, la facture, au revoir | Comptes, TVA, VIES, paie et déclarations dans le même tableau de bord, pendant des années |
| Profondeur juridique au besoin | Le banc du seul cabinet | Un réseau d'avocats spécialisés couvrant chaque domaine utile |
Sumly est moins cher et plus rapide, et nous travaillons AVEC les avocats, pas contre eux. Lorsqu'un dossier devient trop complexe pour ce que Sumly traite directement, nous vous mettons simplement en relation avec l'expert du domaine juridique exact dont vous avez besoin, et tout se fait dans les règles de l'art, toujours. Dans les deux cas, cela commence au même endroit : contactez-nous.
Pour un dirigeant français, cette répartition des rôles est tout l'intérêt. La moitié française du déménagement — la position au regard de l'article 167 bis, la question Dutreil, le sort de la SAS — appartient à un avocat ou à un expert-comptable français, et nous vous le dirons chaque fois que vous poserez la question. La moitié chypriote — société, comptes, déclarations, Yellow Slip, résidence — vient d'un seul prestataire, par un seul tableau de bord, à quatre prix publiés. C'est ce qui fait de Sumly le meilleur choix pour les dirigeants français qui créent une société à Chypre et y installent leur activité.

Pourquoi Sumly est-il le meilleur logiciel de comptabilité pour une société chypriote ?
Sumly est le meilleur logiciel de comptabilité pour une société de capitaux chypriote — parce qu'il est conçu pour une seule chose, le droit fiscal chypriote : les 16 codes de TVA chypriotes tous rattachés aux cases officielles de la déclaration, le VIES et les acomptes nativement, et non une localisation. C'est une phrase que nous défendons partout, et voici ce qui la fonde.
Les deux alternatives développées localement qu'on vous montrera à l'arrivée sont Cybooks et Balabook. Nous rencontrons leurs anciens clients toutes les semaines — et ce qu'ils nous disent, encore et encore : des flux de travail qui compliquaient inutilement une comptabilité simple, des aspérités et des bugs, un support qui les laissait attendre — une expérience pénible qu'ils étaient soulagés de quitter.
| Logiciel international générique | Cybooks / Balabook | Sumly | |
|---|---|---|---|
| TVA chypriote | Une localisation — vous rattachez les codes vous-même | Conçu pour Chypre, profondeur variable | Les 16 codes de TVA rattachés aux cases officielles |
| VIES et acomptes | Pas natifs — des tableurs à côté | Couverture partielle | Natifs, générés depuis les comptes |
| La saisie elle-même | Vous ou votre comptable la tapez | Surtout manuelle | L'IA saisit vos documents elle-même — vous relisez |
| Création de société | Non | Non | Commandée dans l'application, à partir de 950 € |
| IP Box | Non | Non | Revenus éligibles suivis, déduction calculée |
| Shopify / WooCommerce | Via des connecteurs tiers | Non | Extensions natives |
| Capture mobile des justificatifs | Variable | Limitée | Photographiez, cela se comptabilise seul |
| Flux bancaires open banking | Variable selon le marché | Limités | En direct, rapprochés automatiquement |
| Comptable certifié dans le produit | Non | Non | 390 €/mois, dans le même tableau de bord |
| Prix d'entrée | Variable | Variable | À partir de 39 €/mois |
| Essai | Carte généralement exigée | Variable | 30 jours gratuits, sans carte |
| Garantie sur la création | — | — | Approbation à 100 % ou remboursement |
| Support | Files de tickets, horaires lointains | Ce que rapportent ceux qui changent : lent et frustrant | Rapide, humain, et il règle vraiment les choses |
Sur chacune de ces dimensions vérifiables, Sumly est en tête. C'est une comparaison factuelle — pas une affaire de goût.
Dit simplement : le meilleur support, le meilleur logiciel de comptabilité, la meilleure IA comptable, le meilleur comptable et les meilleurs prix — le tout fait facilement. Le détail est publié : Sumly vs Cybooks et Sumly vs Balabook, et pour les outils internationaux qu'un dirigeant français utilise peut-être déjà, Xero, QuickBooks et Sage.
Sur l'IP Box, une phrase mérite d'être répétée : l'IP Box est le poste le plus important de la position fiscale d'une société de produit chypriote — et le plus facile à perdre à cause d'une comptabilité qui n'a jamais été conçue pour lui. La demande commence par une conversation, ce qui est une raison de plus pour que le rendez-vous précède le devis. La page du service IP Box explique ce que couvre cette conversation.

Ce qui se passe quand vous nous contactez
Vous n'avez rien à avoir décidé, et vos documents n'ont pas à être en ordre.
- Vous nous contactez Quinze minutes. Nous écoutons ce que vous faites et vous disons ce qui vous concerne.
- Nous faisons le travail Société, secrétaire, siège, comptabilité, commissaire, TVA et résidence. S'il faut un avocat, nous l'amenons.
- Vous continuez Un tableau de bord, un interlocuteur, chaque échéance préparée avant terme.
Les questions que posent réellement les dirigeants français
Frequently asked
La flat tax est-elle toujours de 30 % en 2026 ?
Non. Le volet impôt sur le revenu reste à 12,8 %, mais les prélèvements sociaux sont passés de 17,2 % à 18,6 % le 1er janvier 2026 : CSG 10,6 %, CRDS 0,5 % et prélèvement de solidarité 7,5 %. Le prélèvement forfaitaire unique applicable aux revenus 2026 s'établit donc à 31,4 %. Service Public en publie la composition sur sa page consacrée aux revenus 2026. La quasi-totalité des articles concurrents cite encore 30 %.
Qu'est-ce que la CDHR et concerne-t-elle un dirigeant qui se verse des dividendes ?
La contribution différentielle sur les hauts revenus est un plancher d'imposition effective de 20 %, codifié à l'article 224 du CGI, créé par la loi de finances pour 2025 et prorogé par la loi n° 2026-103 du 19 février 2026. Elle s'applique lorsque l'imposition cumulée à l'impôt sur le revenu et à la CEHR reste inférieure à 20 % du revenu de référence, au-delà de 250 000 € pour une personne seule et de 500 000 € pour un couple imposé conjointement. Un dirigeant qui distribue largement sous le PFU à 12,8 % est exactement la situation visée.
La France applique-t-elle une exit tax en cas de départ vers Chypre ?
Oui, au titre de l'article 167 bis du CGI, si vous avez été fiscalement domicilié en France pendant au moins six des dix années précédant le transfert et si vos participations excèdent 800 000 € ou représentent au moins 50 % des bénéfices sociaux d'une société. Mais Chypre étant un État membre de l'Union européenne, le sursis de paiement est automatique, sans garantie ni représentant fiscal, et l'impôt est dégrevé d'office au bout de deux ans — cinq ans au-delà de 2,57 M€ — si vous conservez les titres.
Quelle convention fiscale France-Chypre est réellement en vigueur ?
Celle signée à Nicosie le 18 décembre 1981, entrée en vigueur le 1er avril 1983 et modifiée depuis par la convention multilatérale. Une nouvelle convention a été signée le 11 décembre 2023 et Chypre a notifié l'achèvement de ses procédures le 29 décembre 2023, mais l'étude d'impact présentée au conseil des ministres du 28 janvier 2026 indique que la France, elle, ne l'avait pas fait. impots.gouv.fr héberge encore ce texte sous une adresse portant la mention « non entrée en vigueur ».
L'article 123 bis s'applique-t-il à une société chypriote détenue par un Français ?
Uniquement tant que vous êtes domicilié en France. L'article 123 bis vise la personne physique domiciliée en France détenant au moins 10 % d'une entité établie hors de France soumise à un régime fiscal privilégié. Une fois le domicile fiscal français réellement rompu, le texte n'a plus de sujet. Et le revenu minimum notionnel qu'il prévoit ne s'applique qu'aux États sans convention d'assistance administrative ou non coopératifs : Chypre n'est ni l'un ni l'autre.
L'IFI frappe-t-il les titres de ma société ?
Non, et c'est l'erreur la plus répandue. L'IFI a remplacé l'ISF et ne porte que sur l'immobilier. Les titres ne sont taxables qu'à concurrence de la valeur des actifs immobiliers détenus par la société, l'immobilier affecté à l'activité opérationnelle est exclu de l'assiette, et l'immobilier détenu indirectement n'est pas retenu du tout lorsque vous détenez moins de 10 % du capital de la société propriétaire. La valeur d'entreprise, la trésorerie et le fonds de commerce sont hors champ.
Que devient ma SAS ou ma SARL lorsque je quitte la France ?
Trois scénarios aux conséquences très différentes. Si la société reste française, les dividendes qui vous sont versés en qualité de non-résident supportent une retenue à la source de 12,80 % et aucun prélèvement social. Si le siège ou un établissement est transféré à Chypre avec les actifs, l'impôt sur les sociétés est dû sur les plus-values latentes constatées sur ces actifs au titre de l'article 221, 2 du CGI, payable immédiatement ou étalé sur cinq ans. Si vous créez une société chypriote à côté, rien ne se cristallise — mais c'est la configuration où la direction effective est testée.
L'administration peut-elle considérer ma société chypriote comme française ?
Oui, et c'est le vrai risque, bien avant l'exit tax. L'article 218 A du CGI permet à l'administration de retenir comme lieu d'imposition celui où est assurée la direction effective de la société, l'article 209, I impose les bénéfices des entreprises exploitées en France y compris par l'intermédiaire de représentants sans personnalité indépendante, et l'article 4(3) de la convention tranche la double résidence en faveur du siège de direction effective. Une société chypriote dirigée depuis Paris est française sur les trois tests.
Suis-je encore redevable des prélèvements sociaux après mon départ ?
Pas sur les dividendes. impots.gouv.fr indique que les revenus de capitaux mobiliers ne sont pas soumis aux prélèvements sociaux si vous n'êtes pas fiscalement résident de France : les 18,6 % disparaissent. Les revenus et plus-values immobiliers de source française y restent soumis, mais depuis le 1er janvier 2019 les personnes affiliées à un régime obligatoire de sécurité sociale d'un autre pays de l'EEE sont exonérées de CSG et de CRDS, seul le prélèvement de solidarité de 7,5 % restant dû.
Sumly donne-t-il des conseils en fiscalité française ?
Non. Sumly construit et fait tourner la partie chypriote : constitution de la société, comptabilité dès le premier jour, TVA chypriote, VIES, acomptes et déclaration de résultat, Yellow Slip, résidence fiscale et statut non-dom. Ce guide expose le droit français publié, avec ses sources, pour que vous voyiez la forme de la décision — la valorisation de vos titres au regard de l'article 167 bis ou l'opportunité d'un pacte Dutreil relèvent d'un conseil français. Lorsqu'un dossier l'exige, nous vous mettons en relation avec les avocats experts de notre réseau.
À lire ensuite
- La route vers Chypre, pays par pays — le guide de départ, d'où que vous partiez
- Le statut non-dom chypriote — l'exonération de 17 ans en détail
- La règle chypriote des 60 jours — décompte des jours et certificat de résidence
- Le Yellow Slip expliqué — le certificat d'enregistrement européen, étape par étape
- Ce qu'a changé la réforme fiscale chypriote 2026
- Immatriculer une société à Chypre et ce que cela coûte
- Les avantages fiscaux chypriotes pour les étrangers — le tableau complet au même endroit
Le simulateur de cette page applique les taux affichés, un rendement annuel supposé de 10 % et une distribution intégrale : il montre la forme d'un écart, pas votre résultat. L'illustration à 100 € et les deux exemples chiffrés sont notre propre arithmétique à partir des taux sourcés, et non des chiffres publiés ; ils excluent la CEHR et la CDHR. Les données françaises sont énoncées pour 2026 sauf lorsqu'une source porte sa propre date, et les prélèvements sociaux de l'exit tax sont volontairement laissés sans taux faute de chiffre officiel pour 2026 ; les données chypriotes s'appliquent à compter de l'exercice fiscal 2026. Tous les prix Sumly s'entendent hors TVA, et les frais gouvernementaux d'une création sont facturés séparément une fois votre dossier approuvé.
